Miami Beach



Ce n’est pas sans excitation que je me rends à Miami, en Floride. Une ville des Etats-Unis réputée pour ses festivités et sa plastique presque parfaite. Poussé par les vents, le vol Corsair International ne sera que de 8 heures et 45 minutes. Chouette ! Nous arriverons encore plus vite vers ces lieux « bling bling ».

Fidèle à sa réputation, l’équipage est adorable, professionnel et organisé. Je les retrouverai d’ailleurs au retour vers Paris. Je vérifie une Enième fois les formalités. Je n’aimerais pas être refoulé par les autorités américaines. L’ESTA a bien été établi en France mais à la demande des hôtesses, nous en remplissons un second ainsi qu’une fiche blanche. Il est préférable de se plier aux règles et d’annoter les informations justes dans les bonnes cases. L’humour français du Père Noël est une ordure du genre « ça dépend, ça dépasse » ou un « Zézette épouse X » ne feraient certainement pas rire l’Oncle Sam !

Les roues viennent d’effleurer le tarmac et nous atterrissons enfin. Le bagage à main est sur l’épaule, les lunettes de soleil sont sur le nez et je sens la chaleur humide tropicale qui se dégage de la passerelle. Nous avançons vers les postes des douaniers. Tous les guichets sont opérationnels. Mes mains et mes pouces sont scannés, puis mon visage fatigué par le voyage est flashé. Souriez, vous êtes entré en Amérique !

Au sortir de l’aéroport, les taxis vous attendent de pieds fermes pour vous transférer jusqu’à votre hôtel. Une photo s’impose avec ce yellow cab ! Attention à ce que vous dites, la plupart des chauffeurs de taxis sont haïtiens et parlent le french. 20 minutes et 34 dollars plus tard, j’arrive sur South Beach. Un quartier huppé très animé en plein cœur du centre-ville. Planté sur l’artère principale Collins Ave, le Shore Club est un hôtel 4 étoiles sur 15 étages. Les luxueuses voitures stationnées devant laissent présager un standing très moderne. C’est un immeuble blanc des années 30 totalement art déco. Le hall d’entrée tout en marbre de 4 mètres sous plafond est très épuré. Des canapés moelleux entourés de rideaux blancs sont éclairés par des lanternes. J’aime son esprit cosy et branché. Plus loin, la réception où je prends rapidement ma carte magnétique pour découvrir ma chambre. Plutôt minimaliste et surtout très blanche, cette « Partial Ocean Vew Room » me plait assez. La touche de couleur acidulée des abats jours me fait oublier que je ne suis pas dans une clinique aseptisé.

La soirée sera courte bien usé par le jet lag car il est 6 heures de plus à Paris.

Le lendemain aux aurores, ma joue est caressée par un soleil radieux. L’appel du breakfast m’extirpe très vite de mon king size et je m’empresse d’aller vivre mon aventure américaine façon Tom Sawyer ! Les rues et les trottoirs sont très larges. Il y a de nombreuses voitures en tous genres, colorées, grosses cylindrées ou affublées de pneus énormes. Les panneaux sont facilement lisibles et les avenues sont quadrillées. J’ai l’impression de faire une bataille navale : « B 12 / A 7, touché ». Il y a des shops partout. Je me pose d’abord en terrain connu sur la terrasse de Paul. Certainement la nostalgie de ma bonne boulangerie française laissée la veille. Je m’échauffe tout en douceur pour parfaire mon anglais : « one pain au chocolate please ».

Après avoir fait un tour d’horizon et quelques emplettes dans les rayons surchargés de l’Aventura Mall, je décide de souffler sur la plage d’Ocean Drive. Entre temps, j’aurais dévoré un hot dog et un ice-cream aux fruits rouges, bu 3 cocas zéro, croisé un homme promenant 9 chiens lévriers tenus en laisse, et un autre le corps huilé de Monoï poussant son vélo en string maillot de bain jaune fluo…. Miami est une ville surprenante ! Je découvre soudain une étendue infinie de sable blanc. A gauche, une enfilade d’hôtels gigantesques et structurés. A droite, une mer des Caraïbes turquoise qui m’éblouit. Tout y est bien rangé, comme ces parasols et transats alignés devant les buildings. Même les poubelles sont ordonnées et pas un papier ne jonche le sol. Je m’installe alors sur un épais matelas face à l’océan. J’enfile mon maillot et cours me jeter dans un bain à 27°c… C’est divin.

Le Sun set pointe le bout de son nez et c’est l’heure de l’apéro. Le mojito se fait désirer et c’est autour de la piscine du Shore Club que tout commence. Je déclare officiellement ouvertes les festivités ! Une foule de jeunes gens, plus beaux et musclés, plus proportionnés, plus tatoués, plus sexy, vous accueillent à peine vêtu le verre à la main. Le galbe est affiné, la poitrine souvent retouchée, les bras tout en fitness, les lèvres pulpeuses et surtout le sourire ultra bright ! On se croirait débarqué chez Ken et Barbie. Le DJ pousse les décibels et le rythme est pris d’assaut. Le ton est donné par tous ces corps qui se déhanchent entre les matelas, la piscine, la pelouse et les sièges en plexiglas. Pas un mètre carré n’est laissé au hasard. Tout le monde est dans la place, tout baigne ! La fête bat son plein jusqu’à 4h du matin sur des folles musiques. Tout y est prévu, même pour les fringales. Les clubbers se mêlent les uns aux autres dans une grande spontanéité. L’ivresse de l’alcool soutenu par les basses vous transcendent. C’est l’orgie totale ! Mais no more comment… je ne commenterai pas la suite. Ces quelques lignes d’écritures suffisent à vous donner un avant-goût de ce qu’il pourrait vous y arrivez.

Quelques heures plus tard, je me réveil la tête ensuquée. J’attrape difficilement le tube d’aspirine pour oublier un instant les effluves de la veille. Je tente de reprendre les choses dans l’ordre. Des souvenirs plutôt vagues me reviennent à l’esprit. Dans un état léthargique, je descends me vautrer au bord de la piscine et mes lunettes noires sont de circonstance. Plus rien ne traine ici. Tout est clean. Plus un seul cadavre de bouteille. Comme si tout avait été nettoyé par les Experts Miami après une scène de crime. Ma tête et mon corps sont groggy. Pourtant, d’un sourire un peu niais, je regarde vers le ciel en imaginant quelle pourrait être ma prochaine soirée. Don’t you ?

Tony Rodach

 

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