Saint Martin / Saint Barthélémy


Tout est bouclé dans ma tête et mes bagages aussi… Le décollage est imminent et les Antilles françaises ne sont qu’à 8 heures de vols de Paris.

La compagnie Corsair nous offre un voyage très agréable grâce à l’ambiance bon enfant qui règne dans l’avion. Quelques confiseries, 4 épisodes de ma série américaine préférée du moment et le train d’atterrissage sort de la carlingue. Les portes s’ouvrent et la chaleur ma claque au visage. Le pied est posé sur l’ile de Saint Martin.

Moitié française, moitié hollandaise, les contrastes sont évidents. Les buildings défilent, les couleurs sont très acidulées, les casinos, les restaurants, les shops et les discothèques appellent le chaland à une jolie débauche. Nous venons de traverser la cousine Européenne de l’Oncle Sam. Il ne manque plus que Céline Dion en concert et l’on se croirait à Vegas ! Les routes sont sinueuses et le taxi a du mal à se frayer un chemin entre les poules et leurs nids. Chaotique certes, mais la partie française est très luxuriante ! On y retrouve les décors guadeloupéens. Les maisons, pas toujours définissables, se succèdent. Quelques autochtones font du stop sous une ombrelle, les chiens nous coupent la route tout comme les voitures. La côte est rude mais après 40 minutes nous arrivons sur l’Anse Marcel, l’une des plus belles plages de l’île.

Le Domaine Beach Resort and Spa 4* (ancien Domaine de Lonvilliers) nous accueille avec le sourire. Emmanuelle nous fait un topo sur l’organisation de l’hôtel. Charly nous porte les bagages en chambre pendant que Dolores nous offre son plus beau sourire et sa disponibilité.

La Deluxe Océan est charmante. Mesure environ 40 m2 avec un style créole et dotée d’une jolie terrasse vue sur l’Océan. Les couleurs vives du mobilier donnent la perspective de nos vacances. Au cœur de la chambre, une grande baignoire ronde laisse place à notre imagination…

Les jardins de l’hôtel sont bien entretenus et les allées sont spacieuses. Le bar de la plage diffuse une musique lounge pendant que vous sirotez une excellente pinacolada. Les pieds dans le sable et les yeux dans le vague, vous avez envie de vous jeter à l’eau. Contraste de bleu et de vert, la vue sur les montagnes est magnifique.

Pour l’heure du snack, Rachid, le copain de cacahuète, nous prépare des wraps de toutes sortes sous l’œil attentif de l’une de ses mixtures « maison » : rhum orange, citron, cannelle.

Le soleil brille et la peau brunie doucement. Mais pas de Carla à l’horizon. Juste l’ile d’Anguilla aux plages sublimissimes que l’on salive depuis son transat. Le soleil est tombé. Un peu de souffrance en salle de fitness puis de douceur au T’i Spa.

Au dîner, le Domaine propose la « Table du Marché » dirigée par Christophe Leroy, figure emblématique des soirées festives et gustatives de Saint Tropez. Et tout le marketing est basé dessus. Mon envie de poisson grillé sera vite oubliée. Ce soir il y a uniquement de la langouste malgré les 5 variétés proposées à la carte… Je choisis alors des « Rouleaux de Printemps… à la langouste » puis un « Tartare de bœuf coupé au couteau ».

L’entrée est plutôt correcte même si mes doigts s’en souviennent. Il vaut mieux effleurer la sauce blanche pour éviter de perdre le goût du met. Puis s’enchaine le tartare préparé. La viande est fraîche et fait penser à celle d’un bistrot finalement parisien. Les frites ne sont ni « maison », ni bonnes. Même pas des Mc Caine ! Sans intérêt. Quant à la salade jetée dans un saladier blanc, elle n’est pas assaisonnée. Je joue alors « à la dînette » et la sauce se fait « à ma sauce » grâce à des petits condiments déposés. Ces pots en plastiques noirs me rappellent étrangement ceux que j’utilise chez mon dentiste pour me rincer la bouche. J’avoue ne pas avoir saisi le concept… Heureusement, le vin rosé aura sauvé un peu la saveur du dîner. Pas de dessert évidemment. Après enquête, on apprendra que les fiches recettes en cuisine signées « CL » avaient pourtant été suivies à la lettre. Mais la déception est là. Pas de Christophe Leroy dans les assiettes. Malgré quelques erreurs de bases hôtelières, le staff est adorable et prêt à vous aider. J’imagine qu’une fin de saison peut essouffler ses protagonistes… Quelques repas plus tard, la purée « maison » et le poisson blanc locale « le chien » me feront de nouveau saliver.

La location de voiture y est aisé et même de dernière minute. Thierry dégaine sa flotte pour mieux vous servir. Quant aux excursions, Patricia vous aide largement à satisfaire vos envies. On fait facilement le tour de l’ile en voiture. Le plan aura été utile parfois.

Philipsburg a eu raison de ma carte bleue. Le compte en banque risque de se rider au retour. Mais les bijoux et les polos détaxés ne me résistent pas. Sur Bay Orientale, le cousin de « Nikki Beach », le « Waïkiki » vous fait danser sur des rythmes andiablés sous les yeux langoureux de votre double. Quant aux mojitos du « Club Shore » à Grand Case, la mixture vous fait voir double. De vrais lieux de fête !

A 45 minutes de traversée en ferry-boat, l’ile française de Saint Barthélémy vous tend les bras.

C’est un petit Saint Tropez que l’on découvre sur le port de Gustavia sa capitale. Louis Vuitton, Chanel et autres boutiques de luxes se suivent. Les grandes villas aux toits rouges et verts se dévoilent à peine de la végétation. Pas un papier ne jonche le sol et les rues sont bien organisées. Laurent vous accueil avec sa pancarte pour vous conduire vers votre hôtel.

A une poignée de minutes de là, l’hôtel « Cheval Blanc Isle de France » en devenir, un ravissant boutique-hôtel de 39 chambres vous donne le ton. Thé « maison » et serviette bien enroulée, le tout glacé, ne vous laissent pas de glace. Tout y est blanc et bien disposé. On se croirait dans un magazine contemporain. C’est au cœur d’un jardin luxuriant que se dispersent les chambres, les bungalows et les villas. Dans la maison principale, le couloir vous offre une perspective sur la mer à perte de vue. Rapidement, on prend possession d’un bungalow jardin de 60 m2.

On s’y sent de suite très à l’aise comme dans un cocoon de ouate. Le lit à baldaquin est immense et le mobilier est d’un cachet « so british ». L’élégance est de mise dans cet établissement 4*. A quelques pas de tongue, la plage ! Le beach boy vous installe sur votre transat en bois pour des heures de contemplations sur la Caraïbe. L’eau est délicieuse. Au dîner, le choix est varié et les plats originaux. Le bœuf de Kobe en carpaccio est extrêmement savoureux et le dessert coco chocolat en sucette est fondant. La carte des vins est riche et aspire aux voyages. Un vrai bonheur pour nos papilles et nos mirettes !

Si vous avez envie de visiter les environs, vous pouvez louer devant l’hôtel un mustang rouge ou encore une Mini Cooper pour quelques heures.

Tout y est accessible et vous n’avez qu’à lever le doigt pour prolonger le rêve…

Tony Rodach.

 

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